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vendredi 17 juin 2011

Des paroles aux actes 6 et fin

Après ce sinistre retour, tout fut autant prévisible que rapide. La fessée avait été annoncée et maman sauf exceptions liées à l'exemplarité de celle-ci ou aux circonstances, ne nous faisaient pas attendre longtemps la fessée promise. Et maman ne pouvait pas reculer : elle avait annoncé cette fessée, ma fessée, à venir à Madame M, et à mes deux sœurs. Je le savais.

Une fois arrivée à la maison justement mes sœurs furent envoyées faire leurs devoirs scolaires et moi dans ma chambre, dans l'attente d'une discussion aux conclusions déjà actées et cuisantes. Cette brève attente n'en était pas moins angoissante : il n'y avait pas de « petite » fessée avec maman. Pas en dehors de la petite enfance. Et je n'en étais plus supposé en faire partie depuis que deux ans plus tôt elle m'avait déjà gratifié d'une fessée, promptement, et avec témoin, déculottée. J'étais dans les instants d'avant. Je repensais à cette maudite journée, à ces instants volés d'insouciance, aux menaces humiliantes de Madame M., au soulagement finalement temporaire, qu'elle n'ait pas exécuté sa menace de me claquer les fesses devant toute la classe.

Je pensais surtout à la fessée à venir, à son imminence, à mes fesses qui allaient subirent les foudres maternelles. J'étais stressé, par le fait de devoir faire face, avec mes deux sœurs dans une pièce voisine, avec le bruit à venir de la cuisante claquée approchante, de mes cris, comment les contenir ?. Je me préparais aux batailles à mener. Non, il ne fallait pas crier : l’orgueil du petit « mâle ». Mais c'était perdu d'avance : pour cette fois encore ? A chaque fois revenait cette envie de résister. Bien sur, il s'agit de mots rétrospectifs sur des sentiments : songer à résister aux conséquences de la fessée, c'était une première défaite. C'était déjà l'accepter. Mais... j'y croyais.

Les minutes s'écoulent. J'écoute les bruit de la maison. Maman qui pose et range son sac à main, s'assure que mes sœurs sont à leurs devoirs... Puis les pas de maman me parviennent : aucun doute, elle n'a pas quitté ces talons aiguillés, l'emprunte sonore est très claire. Ce sont les secondes d'avant. La porte de la chambre est ouverte et maman apparaît, le visage sévère, il ne reste que quelques secondes avant l'inéluctable. Elle s'approche de moi, me saisit les mains, je suis prié de la regarder dans les yeux.

C'est le sermon d'avant, ou la faute reprochée, et au cas particulier, la sentence de la fessée, est rappelée. Elle est même précisée : ce sera une « bonne fessée ». L'adjectif n'était pas anodin. Il faut garder à l'esprit quand ce temps là, les institutrices (le métier était déjà très largement féminisé) donnaient parfois la fessée, et qu'une punition à l'école, en valait une autre en retour à la maison au retour.

Elle me relâcha brièvement et pris une chaise, la dégagea, pris place dessus et me fit signe de l'index de m'approcher d'elle sur sa droite. C'est le moment de la paralysie : je connais trop bien la suite, je souhaite tout autant l'éviter tout en sachant que de toute façon, il faut qu'en même affronter son cuisant destin. Cette fois maman n’eut pas à me menacer que la fessée soit encore pire. Seconde défaite.

Une fois sur sa droite, elle baissa la braguette du pantalon, le déboutonna, le baissa immédiatement jusqu'aux genoux. Suivi de mon petit slip baissé aux genoux. Puis maman me bascula sur ces genoux, où je me retrouvais tête en bas, cherchant mon propre équilibre, me retenant par la taille, serrant sa prise, m'ajustant fermement, et patiemment, rigoureusement, recherchant la meilleure exposition de mes fesses dénudées pour bien et les claquer. Mon cœur battait fort à ce moment.

Je serrais les fesses d'angoisse, je les tendais de toute mon âme pour amortir le choc à venir, mobilisant à nouveau ma conviction de résister. Maman resserra encore sa prise autour de ma taille, et je ne pouvais que deviner le bras qui se releva et retint mon souffle. Soudain retentis une explosion sèche d'une première claque appliquée avec force, la première d'une longue série qui déjà ébranla, outre mes fesses, mes convictions. Je ne pourrais pas résister longtemps. C'est le temps du pendant la fessée qui débute.


A peine le temps de chercher mon souffle, de résister à l'onde de choc qui envahie la zone frappée, que déjà la deuxième claque retentissante retenti. Une sensation de chaleur sur mes fesses m’envahie, encore supportable. Mais je le sens déjà : pour peu de temps. C'est une véritable averse de gifles, continue, intense, qui s’abattaient sur mes petites fesses...

Je serrais les dents, retint en vain les gémissements qui se pressèrent à mes lèvres. Je tentais de refuser la douleur cumulative de cette fessée, en pensant à mes sœurs dans la pièce d’à coté. Surtout ne pas pleurer ni gémir, non, surtout pas… Mais rapidement mes fesses concentrèrent trop de douleurs, un incendie volcanique les envahirent. La dégelée se poursuivie. Je tendais et détendais les jambes par réaction. Les limites de mon endurance furent atteintes, encore une claque et ce fut la troisième défaite sous forme d'un cri, des premières larmes. Une brève pause pour ajuster ma position et maman poursuivi son infernale claquée, inflexible. Les fesses ne sont plus crispées, se soulèvent à chaque claquée, comme venant à la rencontre de celle-ci. Bien involontairement. Ma chambre était emplie de la clameur de mes cris, de mes sanglots, et du simple et caractéristique bruit de "ma" fessée.

Maman poursuivit son œuvre correctrice, curatrice, cette fessée, ma fessée, de sa frêle main droite, pourtant infatigable. La douleur est alors plus profonde, installée, au fond de moi. La cuisson de la fessée est toujours là : non plus ravivée, mais rappelée à chaque claquée. Tout est perdu : même le battage de jambes ne sert plus à ne plus penser à cette douleur. Perclus de cette douleur, le regard aveuglé par les larmes, je ne résiste plus à cette fessée, à mon corps défendant. Pas plus je ne puis résister à l’ouïe intéressée, de la pièce d'à coté, de mes sœurs, et ce à chaque claque sur mes fesses. C’est le temps suspendu de la fessée, ou plus rien ne compte que ce mal, cette douleur, cette cuisson, qui à chaque seconde, à chaque claque sur les fesses, se rappelle à vous, vous épuise tout autant moralement que physiquement

Après un long moment, cette longue série de claques, bref, cette fessée, entrecoupée de petites pauses pour réajuster ma position, ou chasser une main réflexe de protection, ou encore me laisser respirer entre mes cris et hoquets de larmes, maman s'attaqua à mes cuisses blanches et fraîches et remonta en insistant vers le pli fessier. Sur cette surface vierge, les claques ravivèrent pour le coup la douleur indicible de cette fessée. Ravivant mes réactions.


Après ce nouvel épisode maman parfit alors son œuvre, pas une once de peau n'échappa, sur les fesses et les cuisses à sa main correctrice, surtout les fesses, auparavant un peu refroidies par l'attaque des cuisses et du pli fessier. Elle égalisa les rougeurs, rendant chaque claquée d'autant plus imprévisible. C'est le temps de la résignation ou seule compte la fin de cet ardent brasier. J'étais tout à cette fessée désormais acceptée, avec peu de réactions. La fessée même sembla plus paisible dans son exécution, faute de combat de ma part. Une claquée appliquée, méthodique, vigoureuse tant que rigoureuse, inexorable.

Puis enfin les claques cessèrent. C'est la fin ? Voir. Je suis encore trop jeune, et novice pour ce que maman appelle une "bonne" fessée pour bien le discerner. Maman me sermonne à nouveau, me rappelle le motif de ma punition, l'importance du travail et du comportement à l'école etc etc... Cette longue remontrance et cet espoir d'une fin ont eu une cuisante conclusion : maman avait annoncé une « bonne » fessée. Et elle m'appris ce jour là ce que l'adjectif signifiait.

Elle avait jugé que je pouvais en recevoir plus. Et elle se remit à me fesser, une longue tirade de claques qui semblait ne jamais s'arrêter. Je m'égosillais, sans pudeur et sans pouvoir faire autrement, comme seule réaction à ce feu d'artifice final. Les cris ne sont vraiment pas plus contenus, mais ils sont mon dernier souci. La dernière défaite. Il s'agit ici encore, comme dans tout le récit d'impressions ressenties. Le temps réel de la fessée fut sans doute beaucoup plus court que celui alors ressentie.

Les pires choses ont une fin tout comme cette "bonne" fessée ou celles d'avant ou surtout celles d'après. L'imprévisible et tant attendu moment ou cela s'arrête arriva, je fus remis debout et entamais un vif frottement de mes fesses, une véritable danse d'après la fessée. Une fois calmé je fus envoyé au coin. Ah le coin, ce moment ou je reprenais progressivement ma respiration, calmait mes larmes, avec l'interdiction de frotter mes fesses, pourtant bouillonnantes, cuites et recuites. Ces minutes étaient aussi nécessaires pour faire le deuil de mes défaites successives, et tout aussi important, pour éviter de croiser le regard et les possibles moqueries de mes sœurs.

Bien des minutes plus tard justement maman reviendra et se sera le gros bisou, un gros câlin, et le pardon... un triomphe de réconciliation partagé entre moi et maman.

Et le temps d'une ultime promesse : je fus alors prié de faire mes devoirs, et de BIEN les faire... si je ne souhaitais pas finir la soirée par une nouvelle fessée... Qui n’eut pas lieu, pas de suspense : la trop bien cuisante leçon avait suffit pour un temps, cette fois-ci.
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