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dimanche 2 septembre 2018

Entre mon institutrice et ma mère, la fessée faisait consensus

Quand j’avais 8 ans, ma maîtresse de CE2 et Maman accordaient leurs fibres maternelles sur le principe d’une « bonne fessée » pour me guérir de mes étourderies en classe.

A 8 ans j’ai été très marqué, positivement, par une jeune institutrice de CE2, Madame L. Elle donnait parfois la fessée et pourtant, je suis persuadé que tous ses élèves, les filles comme les garçons, en gardent un excellent souvenir. Je dois dire qu’elle se donnait corps et âme à ses élèves d’une façon maternelle. Elle était toujours souriante et avait beaucoup d’humour, y compris dans ses nombreuses et quasi quotidiennes références à la fessée.
La fessée en elle-même ne « tombait » pas souvent, mais cela arrivait. Elle procédait à un déculottage en règle suivi d’une fessée interminable et très travaillée. Redoutable, rien qu’à la voir ! Et redoutée… Aucun d’entre nous n’aurait pris le risque de mériter une fessée déculottée pour vérifier personnellement ce qu’il aurait ressenti. Son sermon menaçant ne nous laissait pas de doute : on allait recevoir la fessée. Pour elle, la fessée c’était la « Punition », la vraie, la seule. Pas de retenues, pas de lignes.
Je l’ai revue par hasard trente ans plus tard. C’est elle qui m’a reconnu. Nous nous sommes fait la bise et avons parlé de tout autre chose que de souvenirs. Et décidément, son sourire ne semblait jamais l’avoir quittée.
Madame L. aimait donner un caractère public à l’évocation de la fessée. Elle nous faisait vite comprendre que ses menaces pouvaient être suivies d’exécution. Si la fessée était affaire privée à la maison, elle s’y prenait à merveille pour donner un caractère honteux à ses fessées qu’elle administrait en pleine classe devant tous les élèves. Et quelle fessée !
A quelque élève fautif qu’elle désirait punir, elle ajoutait à la menace un questionnement sur la façon de le châtier chez lui. Et ses questions étaient en soi un véritable tourment.
« Ta maman te donne la fessée chez toi ?… Souvent ?… Comment ?… Elle baisse ta culotte ?… ». Puis menaçante : « J’ai bien envie de te claquer les fesses… Je vais te rougir les fesses… Je vais te donner une grosse fessée, une fessée exemplaire… Je vais te déculotter et te donner ta fessée cul nu ».
Et elle tenait sa promesse face au puni bourré d’inquiétude !
Je crois que nous avons presque tous reçu, au moins une fois dans l’année, la terrible fessée de Madame L.
Quand nous avions été pris en défaut, elle nous faisait venir à son bureau où elle restait assise, et nous devions l’écouter nous sermonner. Le plus souvent elle nous renvoyait à notre pupitre :
« Allez file à ta place, et gare à toi la prochaine fois !…, ajoutant une dernière pique : sinon ce sera une bonne fessée déculottée ! »
Si malheureusement elle se levait sans un mot, l’air glacial et distant mais en maugréant, c’était mauvais signe. Atterrés, on la voyait déplacer sa chaise sur l’estrade pour mieux… passer aux actes.
« Viens ici ! »
Le rituel pouvait commencer.

Elle enlevait ou levait tous les obstacles qui s’interposaient entre sa main et nos petites fesses : pantalon, robe, puis slip ou petite culotte, et hop ! à plat ventre sur ses genoux !
Parfois, le ou la punie était déjà en larmes avant même d’être en position, ce qui lui valait une remarque sèche :
« Je vais te donner de quoi pleurer ! Et d’avertir tout le monde : Le premier ou la première qui se moque est le suivant. »
Puis elle donnait la fessée. Dans le silence de la salle de classe, on n’entendait plus que le bruit caractéristique des claques de la fessée à derrière nu et des sanglots. De « vraies » larmes cette fois-ci. C’était une fessée méthodique, du haut des cuisses aux fesses. Madame L. semblait se concentrer patiemment et sans ciller à son cuisant ouvrage. C’était une fessée travaillée, interminable. Une fessée comme en donneraient père et mère, mais que nous recevions comme telle avec l’angoisse ne sachant pas quand elle allait finir.
Un matin, au moment de ramasser mes devoirs, Mme L. dut voir à ma mine inquiète que j’avais mal travaillé. Manque de chance, un rapide coup d’œil sur mon cahier bâclé lui donna raison. Son regard se fit lourd de menaces et à ses paroles je crus que j’étais bon pour la fessée.
« J’ai bien envie de claquer tes petites fesses !… »
Mais elle n’en fit rien et passa à l’écolier derrière moi. J’avais eu très chaud !
Quand Maman vint me chercher à la sortie, Madame L. lui fit signe de venir et, comme toujours avec le sourire, elle lui fit un compte rendu détaillé de ma journée, insistant bien sur mon inattention en classe qui aurait mérité une fessée qu’elle avait hésité à me donner pour cette fois devant tout la classe.
Maman acquiesça, se disant d’accord avec ma maîtresse. Mes petites fesses méritaient bien la fessée pour ma négligence, mais on m’épargnait exceptionnellement de me la donner en public parce que j’étais assez sage d’habitude. Mais je devais être puni.
Débutée sur le ton de la confidence, la discussion s’était achevée sur celui de la complicité. En les écoutant avec une grosse boule d’angoisse dans le ventre, j’avais eu le sentiment que cela finirait mal pour moi.
Je n’ai pas souvenir des paroles échangées, mais leur sens pénible ne m’avait pas échappé. Ma maîtresse était également maman de deux grands garçons pour qui un tel comportement valait fessée, avait-elle affirmé. Je me doutais qu’aurait lieu une conversation « entre quatre yeux » avec Maman quand nous serions à la maison.
Nos parents ne plaisantaient pas avec un mauvais comportement à l’école et Maman fut toujours intransigeante sur ce point, que ce soit avec moi ou mes sœurs.
La fessée promise était inéluctable, je le savais. Sauf circonstances exceptionnelles, elle ne se faisait pas attendre longtemps.
Une fois arrivés à la maison, je fus envoyé dans ma chambre à attendre la « conversation » et mes sœurs dans la leur pour faire leurs devoirs.
Cette brève attente n’en était pas moins angoissante : il n’y avait pas de « petite » fessée avec Maman. Plus que des « grosses » depuis la fin de la petite enfance. Quelque temps plus tôt elle m’avait déjà gratifié d’une fessée déculottée devant témoins. Je repensais à cette maudite journée, à ces instants volés d’insouciance, aux menaces de Madame L., au soulagement finalement temporaire, qu’elle n’ait pas exécuté sa menace de me claquer les fesses devant toute la classe.
Et à présent, c’était l’imminence de la fessée qui m’angoissait. Dans un instant mes fesses allaient essuyer les foudres maternelles et je devrais faire face à la honte puisque mes sœurs dans la chambre voisine entendraient le bruit des claques, mes cris de douleur… Non, il ne fallait pas que je crie, l’orgueil du petit « mâle ». Je me préparais aux batailles à mener… perdues d’avance, c’était fatal !
Les minutes s’écoulaient. J’écoutais les bruits de la maison. Puis j’entendis Maman qui s’assurait que mes sœurs faisaient leurs devoirs… Puis ses pas se rapprochèrent de ma porte. Encore quelques secondes et… Maman entra, le visage sévère, s’approcha de moi, me saisit les mains. Je fus prié de la regarder dans les yeux.
Inutile d’argumenter. Je n’eus même pas droit à une défense. J’étais en tort et la sanction était la fessée. Une « bonne fessée », précisa-t-elle. L’adjectif n’était pas anodin. Il faut garder à l’esprit qu’en ce temps-là, les fessées données par les maîtresses à d’école, les monitrices à la colo et les parents à la maison étaient de vraies fessées.
Maman prit ma chaise, s’assit et me fit signe de venir me placer à sa droite. J’étais paralysé essayant d’éviter mon cuisant destin tout en sachant que de toute façon, il me fallait quand même l’affronter.
Mes forces m’abandonnèrent et je dus me laisser déculotter. Elle déboutonna la braguette du pantalon qu’elle abaissa immédiatement jusqu’aux genoux. Elle en fit autant pour mon petit slip, et une fois mes fesses dénudées, me bascula en travers de ses genoux. Tête en bas, je cherchai à reprendre mon équilibre, mais elle m’y aida en resserrant sa prise autour de ma taille, et en m’ajustant fermement sur ses cuisses à la recherche de la meilleure exposition de mes fesses nues pour bien les claquer. À ce moment-là, mon cœur battit plus fort.
Je crispais mes fesses d’angoisse. Je les durcissais de toute mon âme pour amortir le choc à venir, mobilisant à nouveau ma volonté de résister. Puis Maman resserra encore sa prise, et je ne pus que deviner le bras qui se relevait, retenant mon souffle.
Soudain une explosion sèche retentit. La première claque fut appliquée avec force, la première d’une longue série qui déjà ébranlait, outre mes fesses, ma résistance. Je ne pourrais tenir longtemps.
A peine le temps de reprendre mon souffle coupé par l’onde de choc sur la fesse claquée qu’une deuxième claque retentissait. Une sensation de chaleur envahit mes fesses, encore supportable. Mais pour combien de temps ?…
Puis une véritable averse de gifles se mit à tomber.

Je dus serrer les dents pour retenir les gémissements qui se pressaient contre mes lèvres. Je tentais de repousser la douleur croissante en pensant à mes sœurs dans leur chambre voisine. Surtout ne pas pleurer ni gémir, non, surtout pas !… Mais très rapidement la concentration excessive de la douleur aux mêmes endroits me donna l’impression d’une éruption volcanique qui incendiait mes fesses.
La fessée se poursuivit. Je tendais et détendais les jambes en réaction aux claques cuisantes. Les limites de mon endurance furent atteintes, et une nouvelle et fatale claque anéantit mes résolutions. Un cri et les premières larmes annoncèrent ma défaite.
Inflexible, Maman n’en tint pas compte. Elle fit une brève pause pour ajuster ma position puis elle reprit son infernale claquée. Comme je ne pouvais plus crisper mes fesses, elles se soulevaient et, bien involontairement, allaient à la rencontre de sa main. Bientôt, ma chambre fut emplie de clameurs, cris et sanglots, accompagnant les claquements nets des claques de sa main sur mes fesses nues.
Et cette main, cette frêle main droite, était pourtant infatigable. Bien que moins fortes que les fessées que me donnait mon père, elles n’en étaient pas moins marquantes. Et plus longues. La douleur était plus profonde et s’installait comme au fond de moi.
Et tout à coup, tout me sembla perdu. Obnubilé par la douleur, les yeux aveuglés de larmes, ma résistance était à bout. C’est l’instant de la fessée, où le temps est comme suspendu, où plus rien ne compte que cette abominable cuisson que chaque claque amplifie et, qui de seconde en seconde, épuise moralement et physiquement.
Après une longue série de claques entrecoupées de petites pauses pour réajuster ma position, ou chasser une main réflexe de protection, ou encore me laisser respirer entre mes cris et hoquets de larmes, Maman s’attaqua à mes cuisses blanches et fraîches, sa main insistant du côté des plis fessiers. Sur cette surface vierge, ses claques étendirent la douleur, ravivant mes dernières réactions de défense.
À son habitude, Maman parachevait son ouvrage. Pas une once de peau n’échappait à sa main correctrice. Les fesses et les cuisses, surtout les fesses qui avait eu un peu le temps de tiédir tandis qu’elle s’attaquait à mes cuisses et aux plis fessiers. Elle cherchait à répartir les rougeurs de façon égale, que chaque coin de peau ait part égale, ce qui cette fois rendait chacune de ses claquées d’autant plus imprévisible.
Le temps de la résignation était venu durant lequel seul compte le désir qu’elle mette fin à l’ardent brasier. J’étais désormais résigné à cette fessée, je l’avais acceptée, sans plus de réactions.
Puis les claques cessèrent. La fin tant attendue ? Voire ! Maman me sermonna à nouveau, me rappelant le motif de ma fessée, l’importance du travail et du comportement à l’école, etc. Après cette longue remontrance avais-je l’espoir qu’elle me remette debout ? Mais elle avait dit : une « bonne » fessée…
Espoir envolé car elle se remit à me fesser à grandes rafales de claques qui semblaient ne plus jamais cesser. Je m’égosillais sans pudeur et sans pouvoir faire autrement que de crier et pleurer au bouquet final de ce feu d’artifice. Impossible de contenir mes cris, mais c’était mon dernier souci.
Je pensais m’attendre au pire, que Maman ne s’arrête plus, mais tout aussi imprévisible que la reprise et le prolongement de ma fessée, elle prit fin. Maman me releva de ses genoux et je pus entamer la « danse de la fessée » en frictionnant mes fesses et mes cuisses enflammées.
Après avoir retrouvé mon calme, Maman m’envoya au coin et quitta ma chambre. Ah ! le coin ! C’était le moment privilégié où, seul, je pouvais reprendre mon souffle et essuyer mes larmes malgré l’interdiction de frictionner mes fesses bouillonnantes, cuites et recuites. Mais la fessée était bien finie !
Quelques minutes plus tard Maman revint. Elle me fit promettre d’être raisonnable en classe, puis elle me pardonna et me fit un gros câlin. Tout était oublié et je retrouvais l’amour de ma maman.
Cependant, elle avait mis une ultime condition : bien faire mes devoirs avant de passer à table si je souhaitais ne pas finir la soirée par une nouvelle fessée.
Elle n’eut pas lieu ! La très cuisante leçon avait suffi… pour un temps.

samedi 21 juillet 2018

Une nouvelle histoire débutée à Londres



Introduction


Mai 2016, aéroport international JFK, New-York City


Il est déjà plus de 18h sur place, 6 pm, soit minuit passé en France, tout s’enchaîne, mais si lentement. Je viens de passer l'étape de l'immigration. Après ce fut une nouvelle attente dans la salle des tapis roulants qui crachent les bagages. Une vieille dame élégamment vêtue, se rapproche de moi. Elle me parle, mais juste un mot, le même, plusieurs fois, le visage défiguré par la panique. « Moscou, Moscou, Moscou ». Je viens de comprendre, elle est russe et ne comprend pas bien l'alphabet latin. J'échange avec elle par gestes, je l'amène vers le tapis roulant numéro 2, Moscou, je retourne vers le 4, Paris. Je crois en avoir bientôt fini, mais je me retrouve dans une nouvelle file d'attente. C'est le passage aux douanes maintenant, je sors le papier bleu rempli dans l'avion, l'agent me scrute, écrit dessus, le tamponne et le met dans un carton. Cela se déroule assez rapidement cette fois. Next !


Je cherche la sortie, je suis fatigué, j'ai envie de fumer, j'ai des cigarettes mais rien pour les allumer. Je rallume et consulte mon portable. Il accroche la bande fréquence US et quelques secondes plus tard, je reçois un SMS de mon opérateur qui m’informe… que je suis aux USA, et me détaille les coûts d'utilisation du mobile dans ce pays. J'ai un autre message : le point de RDV est un kiosque à journaux supposé se trouver par là. Je ne le trouve pas du regard. Je m'éloigne, me met de côté, contourne la foule qu'avec ma fatigue je trouve irritante. J'entends quelqu’un crier derrière moi, «Hey, Laurent, where are you going, mon ami ?». Je me retourne. D. est là. Hug à l'américaine, direction un parking. Enfin dehors, je regarde le magnifique ciel bleu légèrement nuageux sur le Queens et Brooklyn, la chaleur est douce et mon émotion gigantesque. D. me donne une boite d'allumette. J'en craque une, allume et grille intensément une blonde, en sa compagnie, avant de m'installer dans son imposant SUV. Direction Manhattan. 



La dernière fois que j’avais vu D., c’était presque un an plus tôt, à Londres.


Cela faisait alors quelque temps, que j'avais définitivement fermé les quelques vestiges de mes sites internets et mon blog, inactifs depuis 4 ans, tous sur le thème brûlant de la fessée. Lors de l'arrivée d'internet, je n'ai pas attendu le contenu en français sur ce sujet. Je l'ai écrit, comme on glisse un message à l'intérieur d'une bouteille jetée à la mer. Celle-ci étant numérique, je n'attendis pas très longtemps une puis des réponses. Grâce à cette production, de fil en aiguille, j'ai correspondu avec bien d'autres personnes, mes semblables en quelque sorte. J'ai rencontré, pratiqué aussi. Je sais que le temps fera son œuvre, que des liens se distendront. Qu'importe. Je prends désormais le temps de lire les autres sites, piratage massif aidant je visionne des vidéos sur le thème de la fessée, je cherche en vain sur internet, sur ebay, sur etsy, une tawse que j'ai vu dans l'une d'elle.


Mes sites ne me manquent pas. Je suis même soulagé. J’étais épuisé, comme au bout de cette histoire, comme à la fin d'un cycle. Une autre génération est arrivée, celle née avec Internet. J'espère que grâce à lui, elle ne connaîtra pas, ou moins, la longue solitude qui fut la mienne, tant mon obsession de la fessée fut juvénile. J'ouvre un nouveau cycle. Je m'amuse, sagement en apparence, avec tweeter. L'arrêt des activités de webmestre, me rend du temps. Je me réoriente professionnellement vers une activité moins chronophage. Je prends soin de moi. Je veux voyager. Car j'ai un rêve de gamin inassouvi : visiter New York. Je n'ai plus pris l'avion, des Paris-Toulouse, en dehors de mes activités professionnelles, depuis 2001. Je commencerais plus modestement. Et en train. Ce sera donc Londres. Dans quelques semaines, en mai, la météo sera plus clémente, même en Angleterre. L'idée a germé.


En attendant, je continue mes pérégrinations sur le net. Je tombe sur le site d'un certain Andy, qui interview des professionnelles. Je ne suis pas naïf et je sais que cela existe dans le domaine du BDSM. Je m'étais intéressé à l'aspect business de la fessée, dans le cadre de mes sites. L'une d'elle m'amuse, elle parle surtout de fessées, de châtiments corporels. Je la trouve sur tweeter, like quelques-uns de ces twitts, répond à d'autres, et le contact se noue ainsi. Il ne s'agit pas de la rencontrer, encore moins de booker une « session ». Dominatrice professionnelle, c'est son job d'appoint. Elle vit à New-York, et curieusement écrit un anglais approximatif qui tranche avec son intelligence apparente. Son visage est un mystère. De toute façon, donner la fessée, à une dominatrice professionnelle, qui vit aux États-Unis de surcroît, que je ne connais (virtuellement) qu'à peine, relève de la science-fiction.


Non, c’est tout autre : je lui fais part de ma vaine recherche d’un modèle de tawse, je lui envoi par mail, une image de celle-ci, extraite d’une très ancienne vidéo. Elle ne connaît pas le modèle, mais me donne l’adresse mail personnelle de l'un de ses « fournisseurs » de jouets, en me dit de me présenter de sa part. Mais « Mike » du site « ouch » m'écrivit en premier. Je lui envoi la même photo. Il me répond que cela semble très ancien, qu'il n'avait jamais vu ce modèle mais qu'il pouvait sans doute réaliser quelque chose de très approchant. Il est basé dans le grand Londres. Comme j'ai prévu d'aller à Londres, il sera plus simple dans parler en direct. Mon imagination s'emballe. Sur cette base, ce Mike là peut même me créer un objet unique au monde.


Et en parallèle dans les vidéos que je regarde, il y a une anglaise, qui en gouvernante, en directrice de pensionnat (headmistress), en gardienne de prison, donne la fessée, à la main, puis avec des instruments, notamment la cane, qui semble très pénétrée par son rôle. Un regard hypnotisant. Une grande maîtrise. Elle semblait y prendre beaucoup de plaisir. Par contre, à l'exception d'une, dans toutes ces vidéos, étalées sur des années, il n'y a que des femmes. Les vidéos sont anciennes. Je la retrouve sur tweeter. Elle a beaucoup changé. C'est une femme mure qui a conservé son charme et son regard. Mais, Miss B. a repris ses activités. Un homme apparaît désormais dans les nouvelles vidéos. Toujours le même. Il est « switch », il châtie des femmes, et parfois Miss B. le puni. J’apprends au passage qu’elle est basée... à Londres.


Nous sommes en avril, Mrs W, la dominatrice New-yorkaise annonce sur tweeter qu'elle va bientôt faire un séjour en Europe. Il est question du Femdom Fetish Ball qui se déroula à Londres fin juin. C'est un bal très ancien qui réunit surtout des dominatrices (professionnelles), très fétichiste, très SM. J'en connais l'existence mais cela ne m’intéresse pas du tout. Je note juste que Mrs W. se rendra brièvement à Paris, avant ce bal. Elle me recontacte pour quelques questions pratiques. Nous commençons à plus échanger.

Début mai, le destin m'a fait le coup de la panne.






La dominatrice… fessée


Banlieue parisienne, mai 2015


Dans un étage élevé de la tour, moi et mes deux collègues somment désemparés. Dans mon cas exaspéré est un mot plus juste. Je suis juste là entre deux fonctions. Cela n’a jamais été un mystère. Je rejoindrais un autre service en septembre si tout va bien. Réponse dans les prochains jours. Depuis deux jours et demis, la principale et vitale base de données en réseau est en rade. Ça bloque tout. J’ai perdu des heures au téléphone : une sauvegarde forcée, mais le disque dur a cassé. Les droits applicatifs sont ouverts quand même… et c’est le crash complet. Le diagnostic posé, je ne peux rien faire de plus. Des milliers de données sont orphelines. Une semaine de remise en ordre de marche est envisagée. Je prends ma décision. A midi j’annonce à mes deux collègues que je pars à Londres, 4 jours. C’était prévu, mais pas maintenant. Je n’ai rien préparé. Je déjeune avec eux quand même. Au milieu du repas, une notification apparaît sur mon portable. C’est un SMS de KM. Je ne peux l’ouvrir tout de suite. Par politesse d’abord.


Et aussi parce que venant de KM, cela signifie que le message parle de fessée. C’est une partenaire de jeux. Elle est plus âgée que moins. Cette ex enseignante a un très ancien fantasme de fessée punitive. Elle l’a toujours bloqué, l’a refoulé. Puis deux ans auparavant, au travers de mon blog pourtant déjà inactif, elle se jette à l’eau. Je nous revois dans une chambre d’hôtel. Je l’ai remise debout. Le foulard enlevé, ses yeux sont humides mais remplis de reconnaissance. Dans les bras l’un de l’autre, elle la tête blottie contre mon épaule droite. Le tableau est cocasse. Sa culotte lui entrave les jambes, elle a les fesses et le haut des cuisses rouges, en feu, mais non marquées. C’était le deal. Doucement je lui caresse le haut du dos. Elle répète en boucle « merci, merci, merci » . Elle venait de débuter sa fessothérapie.


Un collègue me pose une question. Non je n’ai rien préparé mais je pars à Londres quand même.


Paris, avenue de la grande armée, juin 2015


Je m’apprête à lui faire un hug, mais devinant mon intention, elle fait un petit pas en retrait « No ! Give me a bisou !». Puis elle se raidit, et… elle attend, elle n’a pas l’habitude. Je refais mon approche. Ces joues du haut sont un peu rouges. L’alcool et la météo. Je m’interroge sur celles du bas. Je m’exécute, choisi une joue. Un bisou, un seul. Ai-je moi aussi les joues du haut un peu rouges ? Quelques minutes avant, dans le bar, juste avant d’en sortir, elle avait vu un de mes ongles que je m’étais cassé plus tôt dans la journée. « Tss, tss, tss, tss, you earned yourself a spanking » me dit-t-elle, à très haute voix et l’air soudain sévère, la main levée et en arrière, à hauteur de tête, les doigts joints, le geste mime d’une maman menaçant sa marmaille d’une fessée. Et, elle, de partir dans un fou rire. 


 

Elle va rejoindre l’appartement qu’elle loue à quelques mètres de là. En se retournant, le regard espiègle, elle me dit « Thanks for my tushy ! See you on friday in London.». La démarche est légèrement chaloupée, elle se porte une main sur la fesse droite et la frotte furtivement. Le tissu lui irrite les fesses. En se changeant elle avait dû remettre une culotte. Sur ces considérations je me retourne à mon tour. Je regarde brièvement le majestueux Arc de triomphe et commence à marcher. J’ai l’esprit désormais légèrement embrumé par le mojito. Son rhum me pèse sur l’estomac, avec une sensation d’écœurement. Le temps chaud et humide sur Paris en cette fin de mois n’aide pas. Bientôt la bouche d’entrée de la station Charles de Gaulle va m’engloutir. 
 

Nous nous sommes pourtant arrêtés à temps de boire de l’alcool. La première ivresse de la journée, un peu plus tôt et d’une tout autre nature avait déjà chauffé et satisfait nos sens et nos penchants. Les couloirs, et enfin le quai. J’attends le RER A. Le train est en approche. Je repense aux éléments nouveaux qu’elle m’a appris sur elle lors de notre discussion dans ce bar qu’elle connaissait déjà. Elle face à la salle, moi face à elle, et l’Arc de triomphe si proche en vue derrière la vitre. Elle est née et a vécu 20 ans en Russie. Depuis elle habite, depuis 20 ans également, avec sa fille, dans un quartier du Queens à New-York ou est présente une forte communauté russe. Pour ces raisons elle parle et écrit mieux le russe, obligatoire à l’école dans son pays natal, alors pays communiste, que l’anglais. Depuis quelques années, après une rupture, elle a commencé une seconde vie professionnelle. Elle est également devenue dominatrice professionnelle. Elle ne montre pas son visage sur tweeter, son site, pour limiter les risques de rapprochement.


En retour, je lui parle de mes origines provinciales, de ma propre histoire. La discussion est sage au début. Elle deviendra plus fétichiste au fur et à mesure. C’est seulement vers la fin qu’elle me demande si je peux apporter du vin pour la party à venir à Londres. Parfois elle se dandine un peu sur sa chaise, ce qui nous amuse tous deux. Le train arrive à quai et cela interrompt mes pensées. Je rentre vite dans la rame, enfin comme tout le monde quoi, dès le supposé dernier passager sorti. Je m’assois, près d’une vitre qui me renvoie en effet miroir l'image inversée des autres occupants. Mes pensées reprennent, à un autre moment. Depuis quelque temps nos échanges de mails s’étaient intensifiés. Je savais qu’elle passerait deux/trois jours par Paris. Je n’étais pas un client potentiel et la première demande de possibilité de se voir avait été poliment mise en attente. Mais pas ignorée. Le train démarre. Fin de ce flash back. 
 

Un autre commence. Je reviens quelques heures en arrière. Je suis à l’adresse indiquée, je lui téléphone. Nous nous sommes mal compris sur l’heure. Mrs W fait du shopping. Je lui dis de prendre son temps. Je patiente en prenant des photos alentours. Près d’une heure s’écoule. Je reviens à l’adresse indiquée. Elle me rappelle. « Seconds please, where are you ?». C’est alors qu’une dame, téléphone à l’oreille gauche me regarde, s’approche, enlève ses lunettes de soleil, et me demande simplement : « Laurent ? ». Yes. Souriante, elle me tend la main. 
 

Je vois son visage pour la première fois. Elle a un accent curieux, slave me semble-t-il. Il fait chaud, elle a soif et me propose d’aller boire un verre d’eau, dans son appartement. Nous montons, l’appartement est assez coquet, avec vue sur l’Arc de triomphe et la tour Eiffel. Je note une guitare, un piano, une grande glace, un ordinateur portable, deux tables dont l’une très encombrée. Je suis un peu intimidé. Elle me tend un verre d’eau, s’en verse un, et me demande de l’attendre. Elle part dans une autre pièce, quelques minutes.


Face coin cuisine, sur la lourde table en bois de belle facture de la pièce à vivre, sont donc exposés des floggers, des petites cane en faisceaux, des brosses, des tawses, et même des fouets. Je me doute de l’usage qu’elle en fait. Elle couvre les dépenses de son voyage de cette façon. Elle réapparaît, dans une tenue plus légère, qui dévoile un peu plus de jambes, une chemise blanche boutonnée au ras du cou. Au final c’est… très sage. Elle a perçu mon regard pointé vers les instruments de correction. Elle se saisit par le manche d’un flogger, en tend les lanières avec ses doigts en ciseaux « This one is the destructor. ». 
 

Elle repose le « destructor ». Je lui remets un petit présent : une affichette d’une pièce de théâtre vue quelques mois auparavant. La Vénus à la fourrure. L’affichette lui plaît beaucoup « Ohh, Ohhh, So beautiful, so cute, thanks a lot ». Elle part vers le canapé en me faisant signe. Je la suis. Une fois assis, la première question est directe « So, you love so much spanking ? ». Elle enchaîne en me parlant de son amour des dessins de Leone Frollo, surtout ceux représentant des scènes de fessées, elle m’en avait déjà parlé par mail. J’ai parfois du mal à la comprendre, mon anglais est approximatif, mais le sien aussi parfois, nous avons tous deux, l’un pour l’autre, un accent prononcé.


La conversation avance. Elle me demande de regarder le grand miroir posé sur la droite du canapé. Elle me dit que dans deux jours, à Londres, Mike apportera plein d’autres jouets, et comme elle, je serais un « top », un dominant, lors de la party. Nous serons tous les deux du même coté du miroir. Mais là maintenant, si loin de chez elle, sans risque pour sa réputation dans son autre « job », qui rejoint sa passion pour les châtiments corporels, elle veut «to be on  the other side ». « Do you understand me ? What I want you to do ?». Je crois comprendre, mais suis hésitant. Je risque un : you,,, mean, euh, like to... euh… naughty girl ?(comprendre « chipie », dans le langage codé BDSM/Spanking anglo-saxon).


«Yearh » guttural, très New-yorkais pour le coup, comme je devais le constater un an plus tard. Elle se rapproche plus près, « just your hand okay ? », puis baisse le regard.


So, it will be the old fashioned way. Come over my knee, euh… what’s your name by the way..? I can’t say Mistress !


« Lina, that’s Lina»… Prénom ? Diminutif ? Pseudo ? Je prends.

Hum, hum. So, it will be the old fashioned way. Come over my knee, Lina. You earned yourself a spanking.


Je lui indique mes genoux, les tapotent. Elle minaude mais s’y glisse, « no, not naughty, erm, not that much, I don’t want a spankiiiing, please don’t », please L.» ». 
 

Je veux ajuster sa position… mais son téléphone portable posée sur la table basse proche du canapé vibre. Je me ravise. Elle se relève, se dégage et le consulte. Un énorme « f*ck » se presse à mes lèvres. Mais il reste silencieux. Elle revient.


« Sorry, just in case it was my daughter. That’s okay. That’s D. my personal slave (?). He’s so excited to be in Paris. »


Cette fois-ci elle se positionne directement sur mes genoux et s’ajuste d’elle-même. Une claque légère centrée s’abat sur sa jupe, suivi d’un petit « oh », une autre suivie d’un « oh » plus amplifié. Je force un peu pour la troisième claque et demande : First time, Lina ?

« No, I tried, well just once, with my ex, years ago »

I see, conclu d’une tape plus forte, centrée, plus sur le bas des fesses. « Ouch ! ». Au vu de ses premières réactions, je choisis une méthode progressive. Je reprend les tapes sur la jupe, les répartit sur la surface offerte. Chaque claque reçoit en écho un « ouch ! », elle vocalise beaucoup, mais sans détresse dans sa voix.


Assez rapidement, je lui relève la jupe. Sans commentaire ajouté, ce que je regrette mais mon anglais est défaillant à ce moment-là. Elle se rebelle et oppose sa main. En vain. Je la lui saisis. Je contemple ses fesses enfermées dans une petite culotte… rouge. La partie de chair dévoilée est à peine rosie.

« No, no, no ... »
Yes, slap, ouch, yes, slap, ouch, and yes, slap, ouchie.


Je poursuis la fessée, paisiblement, juste sur la surface couverte par la culotte. Ses petits « ouch ». sont… amusants.

You were naughty Lina, I do spank you !
« No, let me go ! Stop that »


C’est le moment ou plus fortement, je m’en prends au pli fessier non protégé et à ses cuisses. Finalement non, elle ne dit pas toujours « ouch ! ». Elle entame une vocalise en « oh, ohh, ohhh » au rythme de mes claques. Avec son accent, je dois admettre que c’est assez chantant. Elle se tortille de plus en plus franchement. Mais elle prend bien cette fessée et semble surtout très bien la vivre. Toutefois je sens que cette façon de faire va la faire craquer. Le rouge est mis. Cette fessée n’est pas une « vrai » punition. Je fais une pause, et caresse, ce que je viens de colorer. Elle se détend et émet un petit râle.

Do you like it, Lina ?
«Erm, yeah, erm »

But you were such a naughty girl Lina
« Yes, but please, stop now, I will be good, I promise ».

Yes I will stop, after a proper job. Je saisis l’élastique de la culotte, et devinant la suite, elle s’offusque.
« No ! Not my pantieeeeeessss ! You don’t dare ! »You know it has to be done ! A very naughty girl need a sound good hard bare bottoms spanking.
« 
grrr... you»

Je lui baisse le plus bas possible l’ultime protection.

Je lui reprends fermement sa main droite pour l’empêcher de se protéger. Sans plus de paroles je reprends la fessée, méthodiquement. Je soutiens un bon rythme. Sur la peau complètement dénudée les claques font « clac ». Elle se tortille, soulevant une fesse ou l’autre. Je cherche alors à la surprendre, je concentre les claques soit une zone, soit de façon aléatoire. Elle se met à battre des jambes, à tenter des ruades, et… vocalise. Je l'ajuste, la coince, entre mes deux jambes. J’augmente ou diminue l’intensité de la fessée, en fonction de ses réactions. La paume de ma main fesseuse me chauffe aussi et entre en communion avec la cuisson de son épiderme fessier. Je marque de petites pauses. Je la laisse douter. A chaque reprise elle se tend, se cambre, mais progressivement s’abandonne à cette fessée. Elle cesse, même en jeu, de protester, gémie un peu, après une série de claques plus fortes qu’une autre. Son arrière-train est bien rouge maintenant, du haut des cuisses aux fesses, la toile est uniforme. Un tout petit « please » me parvient, presque un murmure. J’envoie trois grosses claques en rafales, fesse droite, fesse gauche et centrée. Elle pousse un cri cette fois et… s’affale complètement.

That’s over, Lina


Ma main accaparante relâche la sienne. Je lui tapote gentiment, tout doucement le bas du dos. Je l’attire doucement vers moi. Maladroitement, les jambes entravées par sa culotte, elle s’assit sur mes genoux, elle se love dans mes bras, la tête par-dessus une épaule. C’est silencieux, elle ne parle pas français de toute façon, et je ne sais quoi dire de pertinent en anglais. Mais est-ce bien utile ? Je lui laisse le temps, tout le temps qu’elle souhaite. Elle est apaisée.

« Thank you, sir ».
That’s a good girl !


Elle se relève, la jupe retombe, jambe droite, jambe gauche, en quelques mouvements elle finit de retirer sa culotte gênante pour la marche, la pose sur la petite table basse face canapé, et se rend en trottinant dans la même pièce que tout à l’heure. Comme tout à l’heure, elle en referme la porte. Je me retrouve en face d’une petite culotte rouge, couleur de la fessée pour ceux qu’elle obsède. C’est à mon tour de m’affaler. L’intense tension, même positive, retombe d’un seul coup.


Elle ressort quelques minutes plus tard, tiens, encore changée. Tenue décontractée. Cheveux en arrière. Elle me regarde en souriant.

« Mojito ? »



Le train marque un arrêt. Je suis arrivé. Je sors. Je suis encore sous le choc de cette fin de journée. Mais je comprends Lina : quelques semaines plus tôt, à Londres, j’avais aussi été voir de l’autre côté du miroir. A l’air libre, je prends mon téléphone, marque un arrêt dans ma marche, cherche un message dans la boite fxxxxxx@gmail.com, le trouve, l’ouvre. J’en relis le texte, regarde les photos en pièce jointe. Encore deux jours et je serais de retour dans la capitale anglaise. Ce sera encore différent. Je le sens.



Le fesseur… fessé


Banlieue parisienne, mai 2015


J’ai lu le message de KM. Elle sera de passage dans 5 jours. Une soirée. Me demande si l’on pourra se voir et voudrait bien tester d’autres outils pédagogiques si possible. La date me va. Je confirme. Elle me fournira l'adresse la veille du RDV, selon notre mode opératoire.


Billets de train, temps du trajet vers la gare du Nord, réservation d’hôtel. Le départ sera pour le lendemain matin. J’écris à Mike pour lui signifier ma présence dans les jours à venir. Je surfe sur internet pour me renseigner sur Londres, la météo à venir. Il y fera beau et inhabituellement chaud dans les jours à venir. J’arrête vite pour les principaux sites touristiques, ils sont tous connus, je n’aurais le temps que de faire l’essentiel. Je verrais bien. 
 

Mike répond vite. Il ne sera pas à Londres. J’ai une autre idée. Les associations d’idées s’enchaînent : Londres, l’Angleterre, l’éducation anglaise. J’ai envie d’ajouter cette dernière à mes visites touristiques. Je repense à ces vidéos de Miss B. J’entrevois la possibilité d’une expérience inédite. Je me connecte à tweeter, consulte son profil, pour retrouver le lien vers son site, y pioche une adresse mail, y glane l’essentiel : elle « reçoit » en one to one.

J’hésite quand même. Quelques années auparavant, Sarah, actrice fétichiste que j’avais fessé lors de sa venue en France m’avait proposé de me rendre la pareille et de me donner la cane si je devais me rendre à Londres. Sans suite. Adulte je n’ai jamais été de ce côté-là de la fessée. Je crains des réveils traumatiques. Finalement, je me jette à l’eau et lui envois un mail.


Je prépare mes affaires. Vite fait. Mal fait. En fin d’après-midi je reçois une réponse.


« Hello Laurent,Please can you telephone me on + 44 (0)7xxx xxx xxx »


Gare internationale Saint-Pancras, King cross, Londres, mai 2015


Des prédicateurs sont sur le parvis de la gare. Une jeune femme m’aborde, se présente, et me demande « my name ». Elle veut me parler de Jésus. Ça tombe bien, je cherche mon chemin. Gentiment elle m’indique la voie à suivre… pour trouver mon hôtel dans le proche quartier de Camden.




Vite fait. Mal fait. A l’hôtel, j’essaie de profiter du WiFi. J’ai oublié de débloquer l’international avant de partir. J’avise les prises murales tripartites. Pas de réseau mobile et pas d’adaptateur électrique non plus. 12£ plus tard, j’ai une ligne avec un peu de com, et un adaptateur. Je sors mon Oyster visitor card achetée et chargée dans l’eurostar, direction l’Underground (métro) que les londoniens appellent « the tube ».




Il fait beau, le ciel est bleu et peu nuageux le plus souvent, il fait même chaud. Au moins j’aurai beaucoup de photos à montrer, de souvenirs. Le jour convenu. J’ai appelé Miss B. pour lui confirmer ma présence en perfide Albion et ma présence au RDV. L’anglais est mon seul souci : sur plusieurs jours et en permanence, je suis en difficulté.








West Kessington, Londres, dernier jour


Je suis dans le quartier « français » de Londres. Il y a des librairies « françaises », des « restaurants », une librairie… L’immeuble est d’allure triste, les parties communes aussi. Elle m’accueille en me faisant la bise de façon naturelle. Surprenant ce rite si français pour une anglo-saxonne. 
 

Miss B. est habillé strictement, tout de noir, mais c’est très largement post-victorien. C’est cette tenue stricte qu’elle arbore dans ses nouvelles vidéos. Je reconnais l’appartement. Quelques vidéos ont du être tourné précisément ici. Il est très bien décoré. Seul tranche, le bureau, avec l’inscription « Miss B. Headmistress », et un vase remplie d’une multitude de canes. 
 

La discussion qui s’engage sur un ton cordial me permet de diminuer, un peu, ma nervosité. Jusqu’au dernier instant j’ai eu envie de reculer. Le « script » est vite établi, c’est celui qu’elle me propose. Je serais un employé fautif, elle sera la « headmistress », la boss de l'établissement. J'avais proscrit tout script non « adulte ». Je sors et quelques secondes plus tard, je frappe à la porte. « Come in ». Elle a pris sa voix des vidéos.


Elle est assise derrière son bureau, je suis debout, face à elle et baisse la tête. Elle me surnomme. Je ne comprends pas tout. De toute façon la suite est prévisible. Je ne rentre pas dans mon rôle. J’ai envie de rire. Elle me demande si j’ai déjà reçu une fessée ? Toujours extérieur à celui que je suis censé incarner, je réponds franchement que oui mais pas depuis très longtemps.


Elle me laisse le choix entre le « easy way » soft ou le « hard way ». J'opte pour le second. J'accepte les marques. Elle se lève, déplace une chaise, s’assoie, me fais signe de venir sur ces genoux. Je me trompe de côté dans un premier temps. J'avais oublié… elle est gauchère.


Une fois correctement positionné sur ces genoux, je n’ai plus envie de rire. Je ressens une grosse boule au ventre. Je n’ai pas le temps de tergiverser. Elle débute la fessée à un rythme modéré. Mais donnée par-dessus mon jean, cette fessée est franchement supportable. Puis elle me fait me lever, me baisse mon pantalon. Sur le slip la fessée est plus mordante, mais ça va encore. Après cette brève nouvelle salve, elle se saisit de l'élastique du slip et me le baisse au-delà des cuisses.


Je ferme les yeux. Elle reprend la fessée, cette fois, sur la peau dénudée c'est plus difficile à soutenir. Elle claque fort et à un rythme élevé. J’apprécie sa manière de fesser en connaisseur si je puis dire. Droite, gauche, droite, gauche, et ainsi de suite. Un cap de douleur est assez vite passé. C'est cuisant mais supportable. A l'instar de cette description, cette fessée me semble courte. Elle n'est que préparatoire. Paradoxalement cette brève fessée, passé le cap initial d'une grosse poussée d'adrénaline et d'endorphines par réaction à la situation angoissante et à la douleur… m’a relaxé. J'ai lâché prise.


Pour la suite, une fois relevé, je dois me pencher sur la chaise. Elle ouvre une malle (à fessées ?) et en sort, une brosse, une chaussure, et une strappe. Elle m'explique le côté traditionnel ici-bas de la chaussure comme instrument pour la fessée. 
 

La séquence qui s'ouvre est clinique, froide, ritualisée. Elle débute donc par le slippering. Elle m'annonce qu'elle m'en donnera 18 coups. Je dois les compter, « One Miss »… etc etc. Je devrais la remercier à la fin. Les coups sont modérés mais les impacts sont lourds. C'est encore supportable.


Place à la grande brosse à cheveux en bois. Le cérémonial est exactement le même. Le nombre de coups aussi. Mais ils sont assez forts. J'ai plus de difficulté à tenir la distance, la position. Les impacts sont brûlants, concentrés sur une petite surface. Mes yeux s'humidifient. Le 18ème coup sonne le gong à temps. 18, Thank you Miss !


Je suis toujours penché au-dessus de cette chaise. Elle me laisse souffler une minute ou deux. Elle se saisit de la strappe qui visuellement m'inquiète un peu. Même cérémonial. Même nombre de coups. La sensation est nouvelle. A l'inverse de la brosse, les impacts concernent une grande surface, les deux fesses sont châtiées de concert. Mais la brosse les a tellement meurtries que je supporte presque bien les impacts de cette strappe. Je ressens un gros pincement après chaque coup. Je le trouve désagréable. Après le dernier coup, je suis autorisé à me relever. Les fesses en feu. Thank you Miss !


Je dois me pencher au-dessus du bureau « for my caning ». Elle se dirige vers le vase remplie de cane. Elle en prend une, la fais siffler dans l'air, switch, switch. Elle répète plusieurs fois, avec différents canes l'opération. Je peux l'observer à loisir. Outre une pause salutaire, ce petit jeu est une arme psychologique qu'elle utilise à merveille. 
 

Finalement elle choisit une cane, une « dragon junior », de sinistre mémoire pour d'anciennes générations de lycéens. Elle va faire des séries de 6 coups, jusqu’à qu'elle m’estime suffisamment puni. Je dois compter les coups. Elle fend l'air plusieurs fois de suite avec la cane.


Switch ! la cane a atteint ma lune cette fois. Et pendant une seconde… rien. Il ne se passe rien pendant une seconde. Le bruit de la cane qui fend l'air, la peau qui s'enfonce vers l’intérieur à la mesure du choc, le bruit sec de l'impact… et rien. Juste les fesses qui reprennent leurs états de tension d'origine. Et après cette seconde, c'est comme si une ligne de feu se dessinait sur la zone d'impact, avec une forte douleur pénétrante qui survient. Elle laisse passé 30/45 secondes. Switch. L'impact. La ligne de feu. La douleur. 
 

Elle me demande mon niveau de ressenti de douleur sur une échelle de un à dix. C'est une mesure de sécurité et de test pratiquée en BDSM. J'hésite entre 2 et 4. C'est une douleur forte, mais je sens que malgré tout ça ira.

J'annonce «number three, Miss ».« I see ». Switch.
Je retiens un cri, me crispe complètement. Ce troisième coup me coupe le souffle. J'annonce péniblement « three, miss ».

Les trois coups suivant sont identiques. Elle marque une pause. Il ne se passe rien, je la devine me regarder. C'est la fin de la première série. Peut-être la dernière.

Elle se dirige à nouveau vers le vase. Y pose la « dragon junior », en retire une autre cane. « Dragon senior ». La même cane que précédemment, en plus épaisse. Même jeu psychologique que précédemment.

Switch… seven, Miss. J'ai envie de jurer. Pause.
Switch…. Je dois annoncer 8. Mais sous le choc de l'impact, de l'onde de choc, je n'y arrive pas. J'ai oublié.
« I'm waiting ».
Je réfléchis c'est 8 ou 9 il me semble. Je choisis 9.
« No, that was 8, no more mistake or I will start from scratch » (...je reprendrai depuis le début).

Je me répète 8 en boucle. Switch. Arghhh, nine, Miss. J'hésite à la supplier d'arrêter. Pause.
Switch. Ten Miss. Deux, il en reste deux. Je me raccroche à cela. Pause.
Switch. Eleven Miss. Bon sang, encore un. En plus dans les vidéos que j'ai vu d'elle, ça s'arrête souvent à 12. Pause.
Switch. Il me faut quelques secondes pour annoncer Twelve Miss.

Elle pose l'instrument de supplice sur le bureau. D'un doigt elle touche quelques endroits de mes fesses, suis les stries. Et… se dirige de nouveau vers le vase. Elle prend une autre cane qui ne m'est pas sympathique au regard sur le moment. La cérémonie punitive reprend. En tout cas je suis sur d'une chose : les modèles qu'elle punit dans ces vidéos ne faisait pas du tout semblant d'avoir mal.

J'ai vécu les cinq coups suivants comme dans un tunnel sensoriel. J'ai l'impression que mes fesses veulent sortir de leurs enveloppes. J'ai le souffle court. Les temps d'annonce entre chaque coup sont de plus en plus longs. Le filtre lacrymal va se réactiver. Je ne sais comment, mais elle le perçoit. Elle rompt la cérémonie et s'approche. Elle me dit qu'il en reste un, que… c'est le dernier. « Take it, take it for me ». Sa voix s'est radoucie. Pas son dernier coup. 18, Miss. Je suis prostré, le fond des yeux remplis de larmes. Elles y restent. Elle se rapproche et se penche à nouveau vers moi. « That's over Laurent, you were very brave ». J'esquisse difficilement un sourire.


Elle m'aide à me relever. A nouveau elle s'assoie sur la chaise et me montre ses cuisses. « Don't worry. Care  ». Dans la position classique de la fessée, je me retrouve à nouveau sur ces genoux. Elle me masse les fesses avec un baume apaisant. Soins administrés, elle me demande si je veux garder des souvenirs. S’ensuivent quelques prises de vue. De retour sur le canapé, elle avec un thé, et moi avec un café, nous discutons gentiment. Elle connaissait déjà mon amour de ses vidéos, surtout les anciennes. Elle m'indique qu'elle connaît bien la France, elle y a vécu 8 ans avec son ex-compagne. 
 

France, eurostar, quelques heures plus tard.


J'ai remis la SIM française. Mon portable reçoit à nouveau le réseau. Elle m'a envoyé un message.
(…) It was a pleasure to meet you today - I hope you enjoyed our time together, I certainly did! You took a very hard caning. -…) Safe travel home. Kind regards Miss B….

Suivront quelques mails de photos souvenirs de mes fesses.




Boulevard périphérique, le lendemain


J'ai emporté le tape-tapis. Pour KM. Les heures précédentes Mrs W a vu mes sages photos de Londres postées sur Tweeter. Le Femdom Fetish Ball est annulé. Elle est chafouin. Elle va organiser sa propre fête.

M’asseoir est encore difficile. Le savoir faire/être de Miss B. ne sera pas perdu.




Jeux et rôles


Gare du Nord, Paris, fin juin


La réunion du matin, au centre de Paris, m’a rapproché de la gare du Nord. Il est 12h30 environ. Dans le fast food qui lui fait face, je consulte tweeter. Lina m’indique que je peux arriver plus tôt que l’heure convenue (18h). Curieusement en message public. Elle m’a envoyé la liste des participants par mail. Elle est équilibrée entre hommes et femmes, top, bottoms et switch.


Mayfair, Londres, juin 2015


Je traverse le cossu quartier de Mayfair vers l’adresse indiquée. Le restaurant français est là. C’est là. La chaussée est défoncée, en travaux. C’est très bruyant, à cause des engins de terrassement. Il est 17h. Je sonne à l’interphone. Une voix masculine me répond. Je hurle « I’m Laurent ». « Okay. » Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre, un homme apparaît. Je pense le reconnaître à 99 %. Il me fais signe d'avancer et referme la porte, me tends la main. I'm Marcus... Oui c'est sa voix. Il est l'homme qui apparaît dans les nouvelles vidéos de Miss B. Son accueil est chaleureux. Nous montons aux étages et entrons dans un bel appartement. Marcus claironne que « our french friend is here ».


Dans la pièce principale un homme s'avance vers moi et me tend la main : « I'm Mike ». Rosy se présente, c'est une 'bottom', elle me demande ce que je veux boire. Me sers. Avec Mike nous commençons à deviser sur mon projet de tawse customisée devant une table remplie d'une grande variété de jouets. C'est pourtant le bench, le banc à punition avec sangles, au centre de la pièce qui attire mon regard. Par l'arrière, deux mains féminines m'enlacent. Je les reconnais. C'est Lina. Je me retourne souriant. Nous nous faisons un hug. TheArtist arrive un peu plus tard, très élégamment vêtue, c'est une 'top'. Trois personnes préviennent qu'elle ne viendront pas. Aie ! Une autre personne indique qu'elle est en chemin. Une nouvelle fois Lina est au téléphone. Elle s'excuse. Sa fille l'appelle de New-York. La conversation en Russe est brève.


Je me rends à la cuisine pour y déposer le vin que j'ai apporté. Je discute un peu avec Marcus… Oui il connaît bien Miss B. Il me demande depuis combien de temps je connais S….lina ? Lina est donc un diminutif. La conversation est sans suite. De la cuisine nous parviennent des vocalises que je reconnais tout de suite. Intéressés, nous nous rendons dans la pièce principale. Lina est sur le bench, fessée en cadence sur son pantalon par TheArtist. Mike ne regarde pas, il est perdu dans ses pensées devant son iPad. Je sais que sa compagne est gravement malade. Rosy est amusée.


Nous faisons tous plus amples connaissances par un jeu. A tour de rôle, dans un ordre tiré au sort, nous nous positionnons sur le bench. Les yeux sont bandés. Chacun des autres, donne cinq claques sur les fesses avec les mains. Il s'agit de deviner qui ? Lina n'a reconnu qu'une personne. Moi. Comme Rosy, elle est désignée perdante du jeu. Je suis passé en dernier, le temps d'observation m'a avantagé. Je reconnais tout le monde. Je suis désigné vainqueur et gagne le droit de punir les deux perdantes. Rosy retourne sur le bench. Je lui donne dix coups modérés avec une cravache. Puis Lina s'installe. Elle panique quand elle me voit m'emparer du « destructor ». Je la rassure et lui donne dix coups modérés avec. Je lui tapote gentiment le dos. Elle me rend un sympathique « Thank you ».


Andy arrive. C'est un masochiste. Il part directement se changer. Et s'en revient habillé en bagnard, tenue rayée noire et blanche. Lina quant à elle est habillée en gardienne de goulag avec une chemise blanche, des bottes et un pantalon bleu. C'est alors que D. arrive. C'est la première fois que je le vois. Il s’assoit en retrait discrètement. Il a l'air fatigué. Lina lui parlera peu et assez rudement. La scène se met en place. C'est plutôt une cour… de justice. Andy, est devant nous. Il est debout tout comme Lina. Elle lit un texte. C'est un acte d'accusation : Andy est un délinquant sexuel, dans ce nouveau jeu. De temps à autre, les autres font un « yes » d'approbation, comme dans le parlement britannique.


Lina annonce la sentence : un sévère châtiment corporel jusqu’à satisfaction de la Cour. Andy est installé sur le bench, sanglé, les fesses sont dénudées. Un ventilateur est installé pour son confort. Une glace lui permettra de se voir et de nous voir en action. Lina débutera la sentence. Moi, Mike, Marcus, Rosy et TheArtist sommes désignés « caning officers ». Elle débute par 25 coups avec une fine cane. Ensuite, les caning officers alternent. Nous avons le droit de changer d'instrument en cours de série. Je fais ma première série avec une cane assez épaisse. Je me tiens sur sa gauche pour les 13 premiers coups, et sur sa droite pour les 12 derniers. Je suis ambidextre quand il s'agit de donner la cane. Mon geste n'est pas traditionnel mais il est très précis. Tout en tenant la cane, la bras non tendu à fond, je tourne la face avant de ma main vers le supplicié. Je vise la zone que je veux atteindre, repositionne le bras un peu en retrait. Le poignet effectue alors une très rapide et violente rotation en direction du fessier. Main droite ou main gauche le geste est le même. La vitesse donne de rotation donne la puissance que je peux moduler. Il interpelle beaucoup l'assistance. Mike dit que ce geste lui rappelle un maître d'école. Andy pousse un gémissement à chaque cinglure.


Lina surveille l’exécution du châtiment. Je pense qu'elle nous surveille aussi. Elle conseille Rosy qui visiblement n'a pas l'habitude de se servir d'instruments. Pour ma deuxième et dernière série, je varie un peu les instruments, demande conseil à Lina pour l'utilisation d'une grande strappe. C'est la première fois que je puni un homme et je joue mon rôle avec la froideur et la rigueur requise par celui-ci.


Lina, Andy et D. ne joueront pas ou plus de la soirée. Mike et moi resterons du coté 'top'. Marcus, TheArtist et Rosy changerons de rôle selon les jeux, à deux ou à trois. Puis tous ensemble, nous terminons la soirée dans le restaurant bar Français, sous l’œil de la reine d'Angleterre qui avait visité cet établissement. Les adresses mails s'échangent. A minuit, avant la fermeture du tube, je sers les mains, fait des hugs, et un bisou à Lina.




Épilogue


Je vois toujours KM de temps à autre, avec un luxe de discrétion, car elle est mariée. Elle est mon trait d'union entre mes différentes périodes. Je n'ai jamais revu Lina. D. a facilité mon séjour à New-York. Il n'est plus « l'esclave personnel » de Lina, l'engagement fétichiste a été rompu dès son retour de Londres aux USA. Des autres participants je n'ai revu que Mike en fait, deux fois en Italie. Il a changé de compagne, mais son ancienne va mieux. La nouvelle est canadienne. J'ai joué une fois avec elle (à sa demande), et avec l'accord de Mike bien sur. Il m'a également fabriqué un jouet, une tawse, unique au monde, m'a présenté quelques connaissances, notamment Irlandaises.


Je n'ai pas revu Miss B. Je n'ai plus jamais puni un autre homme. J'ai fait une expérience switch/switch (tous deux jouant les deux rôles), en région Parisienne, qui a été un désastre. La dame a rompu le consentement. J'ai dû lourdement insister pour qu'elle arrête. J'en ai été psychologiquement marqué quelques mois. Par la suite j'ai tout de même continué à jouer, parfois lors de mes voyages. Sans jamais oublier l'absolue grande règle du RASCK :Risk Away, play Safe and Consensual Kink.

Une nouvelle étape de ma vie fétichiste s'est ouverte. 

Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite

Une première

Je t’ai envoyé un SMS, je viens de sortir du train.

Il vient vraiment !
Deux mois d'échanges, d'espoirs, de craintes. En ce mardi 17 juillet vers 18h30, il vient. Tu verrouilles ton téléphone.
Je sonne. Tu m’indiques le chemin d’une petite voix. Tu ouvres la porte. Il est là.
Bonjour Clara !
Ça commence par un bonjour.
Bonjour Laurent ! Tu essayes avec succès de cacher une timidité pourtant bien naturelle dans ces circonstances : tu ne m’as encore jamais vu. De toute façon c’est aussi difficile pour moi.
Et pourtant, il a l’air doux.
Tu m’offres un verre d’eau. Ta chambre entrouverte, me permet de deviner un joli bordel à l’intérieur.
Oui je sais, tu avais une démarche à faire ce matin. Après tu as… oublié. C’est pas une question d’ordre pour l’ordre, Clara. On se sent mieux avec un intérieur rangé. Moi qui suis empêtré dans une rénovation complète de mon appart, je peux t’en parler. Ça me bouffe littéralement.
Fais moi voir çà. Le lit est même pas fait ! Clara ! Si tu ne changes pas çà t’arrivera de plus en plus souvent, ta chambre puis le reste, tu te sentiras moins bien chez toi. Ça commence comme çà, et après c’est ton estime de soi qui va baisser. Tu vas dévisser si tu ne réagit pas. Tu me comprends ? Tu m’en avais parlé, tu m’as demandé mon aide, et je vais t’aider… à ma manière. Tu la connais, nous en avons discuté. C’est pour toi, pour ton bien.
Tu baisses la tête.
Il avait l’air doux.
Le canapé, cela va aller. Viens. Tu sais que c’est la punition ma manière. C’est la Fessée.Tu le sais. Viens ici. Tu dois t’allonger sur mes genoux. Une fessée sur la pantalon, il s’en contentera peut-être ? Je m’assure que tu es… confortablement installé. C’est important. Je te veux concentrer sur la fessée, que rien ne te gène, ne te perturbe, que tu ne sentes qu’elle. Je promène ma main sur tes fesses. Il hésite ? Je veux que la première claque te pince par surprise. Bien sur un peu plus tard, ton pantalon sera baissé. Je fais des pauses, me montre tendre. C’est important aussi. Je te donne la fessée, parce que tu l’as mérité et parce que tu m’est précieuse, pour t’aider.
Ça t’énervera peut-être, sur le moment, mais nous savons tout deux que la fessée se donne sur les fesses, que je dois baisser ta culotte. Oui, c’est plus cuisant. C’est une punition. Pour t’aider, tu seras une meilleure personne après. Mais je dois être sévère. La fessée est longue, je n’épargne même pas le haut des cuisses, parfois tu as un peu de mal à la supporter. Je t’aiderais. Mais Clara, arrête de gigoter comme cela. Cette fessée n’est pas terminée, crois moi. Parfois ma main te caresse, les fesses, pour adoucir le feu, le dos pour que tu te sente aimer. Mais je m’aiderais aussi, peut-être avec la brosse. Qui sait ? Celle en plastique ou celle en bois, d’ailleurs ? Tu deviens moins rebelle et accepte la punition. De toute façon il y a longtemps que j’ai saisi ta main qui voulait protéger tes arrières. Une pause tendresse et se sera le coin. Pas longtemps, rassures-toi. J'entrevois tes yeux humides. Je veux voir mon travail, et te laisser souffler. Tu en à besoin, je le sens. Je suis sévère. Je ne suis pas cruel.
Et tu le sais. La punition n’est pas finie. Bientôt tu es courbée, sous mon bras, pour te faire apprécier la verticalité des claques, ou ma tawse artisanale. Je caresse parfois. Puis tu devras te pencher, ce sera le battoir à tapis. Oh, pas à l’anglaise, pas cliniquement, pas avec froideur, et tu n’en connaîtras pas à l’avance le nombre de coups. Le gros martinet ou le petit ? Je repense à ce que tu m’avais dit sur les floggers, je vérifie l'état de tes fesses. Pause tendresse.
Je fais siffler la cane. Tu te crispes. Oh, 6 coups ? 12 ? Je sais qu’elle te fait peur. Je t’avais montrer comment elle peut être non douloureuse, ou si peu, mais maintenant tu sais qu’elle ne sera pas clémente, que j’ai étudié l’art de bien la donner. Au 4ème coup, c’est trop dur pour toi, tu murmures un « pardon, s’il te plaît, plus ».
Non, je ne suis pas cruel. Je connais la peine que tu endures, alors je t’interroge et, oui tu rangeras ta chambre, enfin c’est ce que tu me dis, et je te sais très honnête. C’est fini, la punition est terminée. Doucement, je t’aide à te relever. Je t'essuie  quelques larmes. Tu as bien mérité un câlin. Tu peux te blottir. Je te caresse doucement les cheveux, prononce des mots apaisants. Je ne suis plus qu’affection pour toi. Je te trouve émouvante.
Il est doux.